Lundi 12 novembre 2007


   
                           

"Circulez y a rien à voir en Tchétchénie!...."   nous dit Poutine

   Meme aujourd'hui les opérations de ratissage supervisées par Ramzan Kadyrov continuent.
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  AUJOURD'HUI ENCORE CE TYPE D'OPERATIONS CONTINUE .....
   Les opérations de nettoyage, en russe zatchistka, consistent officiellement à vérifier l?enregistrement des citoyens tchétchènes sur leur lieu de vie et lors de leurs déplacements dans la république de Tchétchénie. Ces opérations donnent lieu à des pillages et à des arrestations systématiques.

Le principe est toujours le même: des unités russes, pouvant compter jusqu?à 4.000 hommes, encerclent de nuit un village entier avec de l?artillerie lourde et des tanks. Les soldats attendent alors le lever du jour pour entrer dans les maisons, piller la nourriture, les meubles et les vêtements, mais surtout, arrêter des «suspects» terroristes. Leurs victimes sont principalement des hommes âgés de 15 à 60 ans. Ils sont ensuite rassemblés dans des « points de filtration » autour du village. Il s?agit généralement de fosses creusées dans la terre, ou de bâtiments désaffectés, que les militaires russes transforment en lieux de torture.


   LA BARBARIE et la CRUAUTE de ces assassins n'a pas de limite.


Cette pratique très répandue, qui peut parfois durer de 2 à 12 jours, s?est considérablement intensifiée depuis l?automne 2001. Certains villages, moins pauvres que d?autres, sont plus particulièrement frappés. En février dernier, des habitants du village de Tsotsin-Yourt nous ont ainsi déclaré avoir subi 37 zatchistka depuis le début de la seconde guerre.

S?agit-il d?opérations militaires légales?

Ces man?uvres sont prétendument légitimées par l?article 13 de la loi anti-terroriste du 3 juillet 1998. Cette dernière autorise, lors d?opérations anti-terroristes, les soldats russes à entrer dans les maisons pour perquisitionner les voitures ou arrêter des suspects. Mais, il s?agit d?une loi floue. Il n?y a aucune réelle législation en la matière.

Peut-on dire que la guerre a pris, depuis maintenant plus d?un an et demi, un nouveau visage, celui d?une guérilla?

Les militaires russes sont extrêmement présents de par leurs nombreuses exactions. Mais, il y a très peu de vrais combats, et sans véritable ligne de front. Les bombardements massifs du début de la guerre ont été remplacés par ces pillages, enlèvements et meurtres à répétition.








Quelles sont les régions les plus touchées?


Ce sont principalement les régions du centre et du sud de la Tchétchénie. Située au sud-ouest, à proximité des montagnes, la région d?Ourous-Martan est particulièrement visée. Depuis le début de la guerre, elle est connue pour abriter une majorité de combattants tchétchènes. Mais, elle subit depuis peu une nouvelle forme de violence armée. Y sévissent les attaques de ce que l?association russe Mémorial (2), avec laquelle nous travaillons, appelle les «escadrons de la mort». Ce sont des groupes de soldats russes armés et masqués de cagoules noires, qui pénètrent de nuit dans les maisons et enlèvent les jeunes hommes. Autant d?arrestations arbitraires qui se soldent la plupart du temps par des disparitions.

Dans votre rapport, vous parlez d?un «marché des morts et des vivants». De quoi s?agit-il?

Il y a tout un marchandage autour des prisonniers tchétchènes, qu?ils soient morts ou vivants. Il s?agit d?un système parfaitement rodé. Les familles peuvent payer la libération d?un parent prisonnier en versant des sommes, plus ou moins élevées, aux soldats russes. Il est également très fréquent de voir les Tchétchènes acheter, contre 1.000 à 3.000 roubles, le cadavre du disparu.

Ce marché macabre s?est considérablement développé depuis près d?un an et demi, avec l?arrivée du FSB -l?ex-KGB- à la tête des opérations anti-terroristes. Toute une micro-économie s?est donc mise en place et généralisée autour de ces nettoyages. La Tchétchénie est véritablement devenue un pays à piller. Selon nous, il s?agit même d?une des raisons pour lesquelles la guerre perdure.

Selon vous, ces opérations résultent donc d?un système organisé, et non d?exactions isolées?

Exactement. Si le discours officiel russe prétexte des débordements ou des cas de désobéissance isolés, le déroulement même des arrestations et des détentions de Tchétchènes tend à prouver le contraire. Les prisonniers tchétchènes, enlevés lors de nettoyages ou à des postes de contrôle, sont emmenés dans des lieux de détention légale, comme les isolateurs de détention provisoire, IVS en russe, mais, plus souvent, dans des lieux de détention illégale. Ce sont en général des fosses, des usines désaffectées, ou encore des antennes locales du FSB.

La présence de fosses communes à Khankala, le quartier général des forces fédérales en Tchétchénie situé en banlieue de Grozny, est elle aussi avérée. Elle confirme l?existence d?un système centralisé. Les familles de victimes savent ainsi que, pour libérer contre rançon un parent arrêté sur le territoire tchétchène, elles peuvent se rendre à Khankala. C?est une sorte de non-dit connu de tous.

Vous avez parlé des arrestations et meurtres visant la population masculine. Qu?en est-il des femmes ? Avez-vous réussi à obtenir des témoignages de viols commis lors des opérations de nettoyage?

Dans la société tchétchène, le viol est un acte déshonorant qui touche toute la famille de la victime. La femme violée étant généralement répudiée par son mari, elle ne cherchera donc à témoigner. Bien au contraire.

La population civile a-t-elle ressenti une intensification de la violence armée suite au 11 septembre 2001?

Vladimir Poutine et le commandement russe se sont, sans aucun doute, sentis plus légitimés. Mais nous ne pouvons pas réellement parler d?intensification flagrante.

Quels sont les recours judiciaires des victimes tchétchènes?

Les rares tribunaux tchétchènes, qui ne sont rouverts que depuis janvier 2001, exercent une justice à double vitesse. Si l?on s?empresse de juger les Tchétchènes, les enquêtes criminelles à l?encontre des soldats russes sont souvent suspendues. Quand les soldats ne sont pas acquittés ou jugés «irresponsables», comme ce fut le cas dernièrement lors du retentissant procès du colonel Boudanov. Des enquêtes criminelles sont donc fréquemment ouvertes, mais n?aboutissent que très rarement. Jusqu?à présent, seuls 30 militaires ont été condamnés par la justice civile. Et nous ne connaissons pas les affaires traitées par les tribunaux militaires, dont relèvent par exemple les unités du ministère de la Défense.

Les militaires russes jouissent donc d?une impunité quasi-totale?

Oui. Bien plus que cela, il s?agit d?un système organisé, reposant sur la non-identification des criminels. Lors des nettoyages, les soldats se rendent souvent méconnaissables en se masquant, ou en camouflant la plaque d?immatriculation de leur véhicule par de la boue. D?où l?impossibilité de déterminer à quelle unité ou division ils appartiennent. Un problème qui prend toute son ampleur si l?on considère la complexité de l?infrastructure militaire russe en Tchétchénie. Il y a, en effet, de nombreuses unités impliquées dans le conflit depuis le FSB, le ministère de l?Intérieur jusqu?au ministère des Situations d?urgence.

Certains soldats russes devancent même toute poursuite judiciaire. Il arrive que des familles, rachetant le corps d?un fils exécuté, aient ainsi à signer une déclaration stipulant que le défunt était un combattant. Un moyen efficace auquel ont recours les militaires, quand ce ne sont pas simplement des menaces de représailles.

Vous vous êtes, par ailleurs, rendue dans les camps de réfugiés tchétchènes en Ingouchie. Qu?avez-vous constaté?

Nous avons visité les camps de Karaboulak et Malgobek, et rencontré des réfugiés dans les locaux de Mémorial à Nazran, la capitale ingouche. D?après les témoignages recueillis et nos propres constatations, les infrastructures sont minimes. Les réfugiés dorment dans des tentes du HCR, le Haut-Commissariat des Nations Unis aux Réfugiés, et jusqu?à très récemment, dans des wagons de train. Une situation peu reluisante qui s?accompagne notamment de nombreuses coupures d?eau et d?une précarité permanente.

L?exode tchétchène se poursuit-il?

On estime à 200.000 réfugiés tchétchènes présents en Ingouchie. Mais, l?exode est difficilement identifiable. Les nombreux allers-retours quotidiens entre ces deux pays frontaliers font qu?il ne s?agit ici que d?une estimation. Ce sont surtout des femmes tchétchènes qui traversent la frontière pour se rendre en Ingouchie, et vendre sur le marché des produits artisanaux ou voir de la famille.

En mars dernier, Mourad Ziazikov, ancien général du FSB soutenu par le Kremlin, a été nommé à la tête de l?Ingouchie. Peut-on s?attendre à un durcissement des autorités ingouches à l?égard des réfugiés tchétchènes?

Des pressions sont d?ores et déjà exercées sur les réfugiés pour qu?ils rentrent en Tchétchénie. Des promesses d?aide financière sans lendemain ont également été tenues aux 2.000 premiers réfugiés à rentrer. Nous pouvons également constater qu?une partie de l?aide humanitaire n?arrive plus et que des fonds seraient bloqués par les autorités ingouches.

Enfin, quelle sera «l?après-mission»?

Ce rapport a été réalisé pour la 58e session de la Commission des droits de l?Homme de l?ONU. Dans la pratique, je reste dubitative sur l?efficacité des mesures qui pourraient être prises. Reste que l?un de nos objectifs est aussi de témoigner d?un conflit malheureusement peu médiatisé.


1 Le rapport de la mission est disponible sur www.fidh.org. Tchétchénie. Terreur et impunité : Un système organisé, mars 2002, n°328 - Hors-série de la Lettre mensuelle de la FIDH.
Auteurs du rapport : Anne Le Huérou, Bleuenn Isambard, Juliane Falloux.
2 Mémorial est une association russe de défense des droits de l?homme. Elle dispose d?un site Internet : www.memo.ru


par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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Lundi 12 novembre 2007

Les bourreaux et les assassins ont dans leur regard un fond de perversité .
On ose à peine imaginer ce que ces regards ont vu . Souvent ,les jeunes soldats russes nouvelles recrues devaient absorber des stupéfiants ou se saouler pour commettre les pires exactions.

Nous nous posons la question de savoir POURQUOI TOUT CELA ?

BILAN de la GUERRE:
Pour les Tchétchènes
  - environ 100 000 morts soit 10% de la population.
Groznyi détruite - Economie dévastée.
Le pays entre dans une situation instable :

 > Montée d'un islamisme radical "wahhabite" et qui s'organise en force d'opposition politique armée.
 > Montée de la criminalité avec multiplication des traffics mafieux et enlèvements politiques.

MOSCOU s'appuie sur ces 2 facteurs pour justifier ses frappes  et lancer la seconde offensive de 1994.

Les Tchétchènes plus isolés que jamais deviennent alors l'objet de manipulations tactiques de plus en plus nombreuses.

Vladimir Poutine accède au pouvoir en Aout 1999 . Ainsi sans preuve ni procès ,il désigne les "terroristes" tchétchènes coupables de 3 attentats qui font des centaines de victimes à Moscou en Sptembre 1999.
Fort du soutien d'une population russe en état de choc , il peut déclarer la "guerre totale" dès le mois d'Octobre suivant.

Menée à huis clos par l'armée et les services secrets russes du FSB cette deuxième guerre est-du point de vue du droit de la guerre- complètement hors la loi:
-usage démesuré de la force
-terreur et persécutions des populations civiles
-méthodes relevant du crime de guerre.

POURQUOI UN MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL N'EST IL PAS LANCE contre Vladimir Poutine ?

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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Samedi 3 novembre 2007







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 A la demande du philosophe André Glucksmann, je relaie l'appel Mettre fin au silence sur la Tchétchénie qu'il a cosigné avec plusieurs autres personnalités, parmi lesquelles Vaclav Havel, Mary Robinson ou Desmond Tutu. Ce texte a été publié pour la première fois par le quotidien tchèque Dnes, à l'occasion de la visite récente de Vladimir Poutine à Prague.

" L'observateur de bonne foi éprouve de grandes difficultés à percer le huis clos qui isole la Tchétchénie du reste du monde. Combien de morts dans la population civile en dix ans de guerre ? Au moins 100.000, au plus 300.000 selon les estimations des ONG. Soit un civil sur dix ou sur quatre. Combien de votants aux élections de Novembre 2005 ? Entre 60 à 80%, selon les autorités russes, 20%, estiment les témoins indépendants. Le black out qui règne sur cette parcelle de Caucase interdit toute évaluation chiffrée des ravages d'un conflit que chacun sait impitoyable.

La censure ne masque pas l'horreur. Sous nos yeux, une capitale (Grozny, 400.000 habitants) a été rasée pour la première fois depuis 1944 quand Hitler punit Varsovie. L'étiquette « lutte anti-terroriste » ne saurait coiffer une telle inhumanité. L'État-major russe prétend lutter contre une poignée de terroristes qu'il chiffre entre 700 et 2.000 combattants. Qu'aurions-nous dit si le gouvernement anglais avait bombardé Belfast, ou le gouvernement espagnol Bilbao, sous prétexte de réduire l'IRA ou l'ETA ? Le sac de Grozny, des villes et des villages de Tchétchénie se repaît du silence mondial. Les femmes, les enfants, tous les civils tchétchènes sont-ils moins dignes de respect que le reste de l'humanité ? Sont-ils encore considérés comme des êtres humains ?

Rien n'excuse notre planétaire silence.

1. Il en va de notre morale la plus élémentaire. Comment accepter le viol des filles enlevées par les troupes d'occupation ou leurs milices ? Pourquoi supporter le meurtre des enfants et le rapt des garçons, torturés, brisés et revendus, vivants ou morts, à leur famille ? Et les camps de « filtration » ? Et les « fagots humains » ? Et les villages décimés pour l'exemple ? Quelques ONG et journalistes courageux, russes ou occidentaux, témoignent des forfaits innombrables. Nous ne pourrons pas dire « nous ne savions pas ».

2. Il en va du principe fondamental des démocraties et des états civilisés : le droit à la vie des civils, la protection due à l'innocent, à la veuve et à l'orphelin. Les accords internationaux et la charte de l'ONU obligent. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'implique pas le droit des gouvernants à disposer de leurs peuples.

3. Il en va de la lutte anti-terroriste elle-même. Qui ne s'aperçoit que l'armée russe joue les pompiers pyromanes ? Au bout de dix années de répression à grande échelle, le feu, loin de s'éteindre, s'étend, franchit les frontières, embrase le Nord Caucase et ensauvage les combattants.

4. Il en va du réalisme politique et du bon sens. Allons-nous longtemps ignorer que, brandissant l'épouvantail du « terrorisme tchétchène », le gouvernement russe supprime les libertés acquises à la chute de l'empire soviétique ? Reprise en main des mass media, lois contre les ONG, renforcement de la « verticale du pouvoir », la guerre camoufle et motive le rétablissement d'un pouvoir central sans contre-pouvoirs qui le limitent, c'est-à-dire : couvre le retour à l'autocratie.

Les guerres de Tchétchénie durent depuis 300 ans. Elles furent sauvagement coloniales sous le Tsar, quasi génocidaires sous Staline qui déporta l'entière population, dont un tiers périt dans le seul transfert au Goulag. Aujourd'hui, il s'agit, eu égard à la proportion des morts et à la cruauté des moyens, du pire conflit inaugurant le XXIème siècle.

Parce que nous rejetons les aventures coloniales et exterminatrices, parce que nous aimons la culture russe et que nous croyons la Russie capable de s'épanouir dans un avenir démocratique, parce que nous estimons que le terrorisme doit être condamné, qu'il soit le fait de groupes sans état ou d'armées avec état, nous demandons que la question tchétchène ne soit plus couverte d'un mutisme complaisant. Nous devons aider les autorités russes à sortir du piège où elles sombrent aux risques et périls des Tchétchènes, des Russes et des nôtres. Il nous paraîtrait inconcevable qu'au prochain G8, réuni en juin 2006 (en Russie), la « question tchétchène » soit évacuée d'office et ne fasse pas l'objet de discussions publiques. Au-delà de nos divergences quant à l'indépendance ou non de la Tchétchénie, nous sommes tous concernés par l'épouvante d'une guerre sans fin. "

Signé par André Glucksmann (philosophe français), Vaclav Havel (ancien président tchèque), Prince Hassan bin Talal (prince jordanien), Frederik Willem de Klerk (ancien président sud-africain), Mary Robinson (ancienne présidente irlandaise), Yohei Sasakawa (philanthrope japonais), Karel Schwarzenberg (sénateur tchèque), George Soros (financier et philanthrope amércain), Desmond Tutu (archevêque sud-africain)

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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Dimanche 9 septembre 2007










 



Clans et confréries

Sur le drapeau tchétchène , neuf étoiles pour neuf Tuhum ,les groupes communautaires 
qui forment la société tchétchène.Chaque Tuhum rassemble une dizaine de Teip, des clans baptisés
du nom d'un lieu géographique et dont les membres ne sont pas unis par le sang mais par des objectifs militaires ou commerciaux communs.

Parallèlement,les Tchétchènes sont liés les uns aux autres par leur appartenance
à l'une ou l'autre des deux confréries musulmanes soufies présentes en Tchétchénie,quadiriya et naqchbandiya .

Or,si deux frères font nécessairement partie du meme clan,ils peuvent cependant adhérer à des confréries différentes.

La société tchétchène est en quelque sorte "tramée" par le système clanique dans un sens ,par le soufisme dans l'autre.

Amalgamer et réduire de manière grotesque et injurieuse la Tchétchénie au "terrorisme international" comme l'a fait devant les médias le ministère russe est démagogique et indigne d'une fédération qui siège au Conseil de l'Europe.

 Qui sont les Tchétchènes  voir le site http://www.chechnyaadvocacy.org/chechens.html


 

 

 

 

 

 

 Littérature tchétchène et culture :

Ceci semble être l'histoire la plus complète de la littérature Tchétchène en anglais sur l'enchaînement. Cependant, elle est quelque peu partielle et recto.
chechnyafree.ru

Dans cette entrevue Aslan Doukhaev, directeur de mai 2004 du service caucasien du nord de RFERL, parle de ce que les Tchétchènes lisent.
Pyre littéraire de Chechenie dans les temps Tchétchènes

La RAM de Harsha, professeur de la littérature russe chez Berkeley UC, écrit au sujet des représentations littéraires des Tchétchènes et d'autres peuples caucasiens du nord en littérature russe. C'est une fascination, bien-écrite l'article. Cependant, elle traite la plupart du temps les perceptions russes.
Prisonniers du Caucase : Mythes et représentations littéraires de médias du conflit Tchétchène

Ethnographie, sociologie et coutumes :

Ethnographe tchétchène Zalpa Bersanova sur des valeurs, l'Islam et des changements traditionnels de la société Tchétchène après une décennie de guerre.
Valeurs plus fortes que la guerre : L'Islam et la lutte pour signifier dans Chechenie

 

 

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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Jeudi 30 août 2007

Massacre en Tchétchénie : la vidéo qui accuse
ORADOUR SUR GLANE - TCHETCHENE
60 ans apres, les barbares ss sont encore là!
http://www.dailymotion.com/video/xv4hs_massacre-en-tchetchenie

une enquête de Mylène Sauloy

Canal Plus - Lundi 6 septembre - 22h30 émission Lundi Investigation

PARIS (AFP) - L’émission 90 minutes (Canal+) revient lundi à 22h30 sur un "massacre en Tchétchénie", une opération antiterroriste menée par l’armée russe en mars 2000 contre un village tchétchène, en s’appuyant sur des vidéos d’une extrême violence tournées par des officiers russes.

La journaliste Mylène Sauloy a récupéré deux films amateurs, l’un tourné par un soldat russe l’autre par un officier du ministère de la Justice, et a retrouvé, en Tchétchénie et en Europe, des survivants de Komsomolskoïe. Ce village au sud de Grozny avait été le théâtre de violents combats en mars 2000 et avait été complètement détruit.

L’opération de "nettoyage" menée par l’armée russe avait abouti, selon la journaliste, à la mort de plus d’un millier de personnes, civils et combattants. A l’époque, la Russie avait annoncé que plus de 700 combattants avaient été tués à Komsomolskoïe.

La journaliste se penche sur le sort de quelque 200 combattants tchétchènes, qui s’étaient rendus aux forces russes en échange de la promesse d’une amnistie, et dont la majorité ont été tués ou torturés, selon le documentaire. La première vidéo montre des combattants blessés, épuisés, qui se rendent ou sont extirpés de leur cachette par des soldats qui leur crachent dessus, les traitent de "singes", puis les trient et les emmènent vers une destination inconnue. La deuxième montre des combattants poussés hors d’un camion pour être transférés, à moitié nus, portant pour certains des traces de torture, d’autres étant déjà morts.

Les témoins retrouvés par l’équipe de "90 minutes" évoquent des blessés achevés à coups de pelle, des valides abattus à bout portant. Certains des combattants survivants ont été revendus à leur famille pour 2.000 dollars. "L’histoire du village semble résumer celle de la Tchétchénie tout entière, devenue une terre de non-droit", conclut Mylène Sauloy.

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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