Le saviez- vous Monsieur CHIRAC ?

Publié le par Theophile


  
A propos de la Tchétchénie : "M. Chirac, vous êtes un lâche"

 

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Octobre 2006 : Le Président CHIRAC décore Vladimir Poutine de la Grande Croix de la Légion d'Honneur
lors de sa venue à Paris. Rien que çà !
Qu'en pense les citoyens français ? Peut on décorer un salaud qui commandite les pires exactions en Tchétchénie ?

SOMMET DU G8 17-19 Juillet 06 de Saint Petersbourg :
La Tchétchénie carrément évacuée de l'ordre du jour ! Satisfaecit complet de POUTINE !



19 Septembre 2006
CHIRAC à l'ONU réclame la création d'un tribunal international pour juger les criminels de Raffik Hariri (son ami)au Liban. Il ne dit pas un seul mot sur les crimes commis en Tchétchénie avec la supervision de M.poutine.

Monsieur le Président Chirac, Vous êtes un lâche. Vous n’êtes pas le seul ? C’est vrai.
(document extrait des propos du cineaste Leos Carax paru dans média Presse)

Oui, quant à la Tchétchénie, vous êtes d’une lâcheté politique qui fait de ceux que vous êtes censé représenter depuis tant d’années les complices en silence d’un massacre qui dure depuis à peu près autant d’années.

Pourriez-vous répondre à ces questions :

1) Etes-vous d’accord que cette guerre, qui en dix ans a déjà fait plus de 200 000 morts tchétchènes (sur une population de moins d’un million), et des centaines de milliers de vies saccagées (par l’exil, la perte de proches, la mutilation, le viol, la torture), ne peut pas être considérée comme une «affaire interne» qui ne concernerait que la Russie ?

2) Peut-on laisser la Russie envoyer ses jeunes hommes se faire tuer par dizaines de milliers dans une guerre sans autre but que d’humilier et détruire l’adversaire pour flatter son propre orgueil national et gagner des élections ?

3) Est-il vrai que toutes ces années de guerre ont transformé le territoire tchétchène en catastrophe écologique (des dizaines de milliers de tonnes de résidu de pétrole contaminant sols et eaux, des taux de radioactivité dépassant dramatiquement le niveau admis, et de plus en plus d’enfants naissant malformés) ? (1)

4) Peut-on ou non parler de «génocide» et de «crime contre l’humanité» quand plus d’un cinquième d’une population est assassiné et un quart forcé à fuir son pays ? (2)

Si vous pouvez répondre «oui» à une de ces questions, ne serait-ce qu’à une seule, alors que fout la France ?… Ce qu’elle peut ? Non : ce qu’elle peut sans faire de vagues. C’est-à-dire rien. Car on le voit bien depuis le temps, rien ne se fera sans de fortes vagues pour entamer le roc nationaliste russe. Les Tchétchènes (qu’Alexandre Dumas, qui avait été sur place, appelait «les Français du Caucase») attendent désespérément, de l’Ouest, ces vagues qui ne viennent pas. Que leur dites-vous ? On n’entend RIEN.

On entend : «Et le terrorisme, l’intégrisme islamique, les filières tchétchènes, etc. ?" Tous ces arguments qu’avance Poutine lui-même pour légitimer sa politique de terreur et d’annihilation. Y croyez-vous vous-même ? Non, certainement. En a-t-on trouvé beaucoup par exemple de ces «Tchétchènes» qu’on nous annonçait si nombreux et surentraînés auprès des talibans en Afghanistan ? Non. Un seul même ? Non.

Bien sûr, des Tchétchènes ont commis des attentats terroristes (à distinguer de ceux montés par l’ex-KGB pour discréditer l’adversaire et servir la politique va-t-en-guerre pousse-au-crime poutinienne), dont certains très meurtriers. Il se passe avec la Tchétchénie ce qui s’est passé avec la Bosnie dans les années 90. Grozny aujourd’hui, comme hier Sarajevo, est un laboratoire pour fascistes racistes. Vous connaissez l’histoire du scientifique et de la mouche. Le scientifique a convié quelques confrères dans son laboratoire. Il leur présente une mouche, qu’il tient dans sa main. Quand il ouvre la main et dit «Vole !", la mouche s’envole. Alors il la rattrape, lui arrache les deux ailes et lui dit «Vole !" à nouveau. La mouche ne s’envole pas. Le scientifique en conclut : «Voyez, quand on arrache ses ailes à une mouche, elle devient sourde." Eh bien Poutine (ou avant lui Milosevic, Karazdic, Mladic et consorts) est comme ce scientifique sadique et cynique. Il pourrait dire : «Voyez, quand on opprime suffisamment un peuple, on peut le faire devenir ce qu’on a toujours prétendu qu’il était : fondamentaliste, terroriste, bandit, bestial» (3). Bien sûr qu’en Tchétchénie, comme en Bosnie, finissent par rappliquer des «frères d’armes», d’Arabie Saoudite ou d’ailleurs, mercenaires à la conquête de nouveaux terrains pour leur croisade sacrée. Et bien sûr que l’acharnement russe favorise l’émergence de la minorité tchétchène la plus radicale. Il est d’autant plus urgent d’imposer un terme à cette guerre.

On dira : «Et le pétrole, les lois de la géopolitique, le jeu des alliances, les contrats d’industrie, etc. ?" Toutes «ces choses qui nous dépassent», paraît-il. Mais la France n’aurait-elle pas plus à gagner qu’à perdre, gagner un peu d’honneur au moins (ce mot si gaullien), à être le premier pays à se montrer inflexible sur la Tchétchénie ? Regardez ce qui s’est passé quant à l’Irak récemment. Ce que vous avez pu faire, en notre nom, face à l’Amérique, qui peut croire que vous ne pourriez le risquer, en notre nom, face à la Russie ?

Vous dites «la Tchétchénie, tout le monde s’en fout» ? C’est assez vrai. Sans doute que si on additionnait, en France, le nombre des participants à toutes les manifestations contre les deux guerres en Tchétchénie depuis 1994, on obtiendrait un chiffre bien inférieur à celui pour une seule des manifestations contre le Pacs, ou contre la loi sur le voile, ou contre le régime des intermittents. Mais, justement, ne devrait-ce pas être le devoir du politique que d’avoir un rôle de révélateur, d’éclaireur ? Prenez position ferme, et vous ferez la Une de nombreux médias internationaux, et sans aucun doute même y gagnerez quelques points dans nos sondages nationaux. Au Kosovo, la France et d’autres avaient fini par imposer le droit (malgré, déjà, les menaces russes). Et aujourd’hui, si la situation dans la région est toujours loin d’être saine, du moins on n’y massacre plus. Pourquoi ce qui a été possible au Kosovo ne le serait-il pas en Tchétchénie ? Parce que la Russie est «une grande puissance», ce que la Serbie n’est pas ? Parce qu’aucun autre pays, aucune instance internationale, ne vous suivrait ? Rien de moins sûr. Ne serait-ce pas là l’occasion, pour l’Europe en construction, d’apprendre à faire front et résister ensemble ? Il n’y aura de toute façon pas de vraie Europe sans Russie démocratique, et pas de démocratie russe sans, au préalable, une Tchétchénie libérée.

Une solution à la Kosovo, c’est ce que propose un récent document du gouvernement en exil de la République tchétchène d’Ichkérie. Ce texte demande (car les humiliés, eux, ne peuvent rien exiger) une mise sous administration internationale provisoire de la Tchétchénie, suivie d’une indépendance conditionnelle. L’avez-vous lu ? Qu’en pensez-vous? On doit le savoir. (4)

Votre ministre des Affaires étrangères, M. de Villepin, a eu cette légère audace lors de son récent passage en Russie : après avoir évoqué «la nécessité d’un processus politique pour une solution durable en Tchétchénie» (on entend ces évocations stériles depuis tant d’années !), il a osé le mot de «guerre», tabou chez Poutine (lui parle d’une «opération de police contre le terrorisme» ; n’était-ce pas ainsi, déjà, que la France qualifiait sa guerre en Algérie ?). Bien. Mais appeler une guerre une guerre ne suffit pas à imposer une paix. Surtout que, quatre jours plus tard, votre ambassadeur à Moscou élevait au grade d’officier de la Légion d’honneur le chef d’état-major des armées russes, qui depuis quatre ans mène la guerre en Tchétchénie. Où est la cohérence dans tout ça ? Où l’honneur ? Le courage ? Le politique ? (5)

Comment sortir de cette lâcheté si bien partagée, de cette vieille realpolitik obscène et mortifère ? Et si quelques gouvernants commençaient par dire haut la simple vérité ? Vous par exemple. Sur la Tchétchénie par exemple. Et si cette vérité doit être martelée, alors la marteler. Et, puisqu’il faut exiger, exiger. En PESANT DE TOUT SON POIDS. Sans relâche, jusqu’à imposer. Vite. Pour que vivent les Tchétchènes, ou ce qu’il en reste encore. Pour que la Russie trouve au plus tôt figure humaine. Pour que cesse la honte qui salit tout, et qui sinon entraînera demain d’autres hontes. Soyez le premier, à voix forte, en notre nom. Faites vôtre la devise «Même si tous, moi non."

Veuillez recevoir, Monsieur le Président Chirac, cette lettre.

(1) La Tchétchénie était une des Républiques-poubelles pour déchets radioactifs de l’URSS. Des dizaines de sites y étaient installés, dont certains ont été bombardés par les Russes ces dernières années.

(2) Le Parlement européen vient de reconnaître, soixante ans plus tard, le génocide du peuple tchétchène sous Staline.

(3) Les soldats russes traitent les Tchétchènes de «culs noirs», «wahhabites» ou «juifs» ! (Dans les camps, les nazis, eux, appelaient les juifs en stade terminal les «musulmans».)

(4) On peut trouver ce plan de paix sur http://www.chechnya-mfa.info/ On peut le soutenir sur www.radicalparty.org/ Le Parlement européen a récemment adopté un amendement pour l’étudier.

(5) Il y a quelques jours, Poutine a été réélu, de la façon que vous savez. Vous lui avez envoyé vos «félicitations les plus chaleureuses et les plus amicales». «La France continuera de soutenir vos efforts en faveur d’une Russie démocratique, prospère et forte." Quelle sinistre saloperie !
Leos Carax, cinéaste/La Libération

Publié dans sos-tchetchenie

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tokmak 11/12/2009 04:05


il faut juger poutine pour crime de guerre


Fredoo 17/11/2007 07:02

Antony permettez moi de vous poser la question suivante: connaissez vous bien les origines de la tragédie tchétchène et de ce génocide à huis clos que la barbarie  russe a essayé en vain de cacher aux occidentaux en imposant un huis clos mediatique.
Informez vous d\\\'abord sur l\\\'historique de cette guerre et apres on pourra discuter librement. OK ?
MerciFredo

ANTHONY 16/11/2007 17:44

Sans vouloir offensé la sensibilité et l'idéologie des acteurs de se site ni dévaloriser la problématique grave de la tchétchénie je pense en toute franchise que cette démonstration de bêtise et de colère ne peut qu'entraîner la cupidité des politiques.
En effet j'ose vous dire que vos arguments ne mon en aucun cas touché. Je dirai même qu'ils m'agacent. Il manque des informations et vous prenez trop parti .Une guerre est bien complexe et la stopper encore plus. Car il est extrêmement difficile d'agir sans risquer un conflit mondial (se qui ferait bcps de mort...).En outre il est culotté de critiquer l'État Français qui pour information ne peut agir seul. C'est l'ONU qui doit se charger de cette affaire.(la France, le royaume unis, les USA...).
Se conflit mêlent les russes lourdement armée y compris au nucléaire et il ne se priveront pas de provoquer un conflit plus important. C'est pourquoi il faut être prudent afin d'éviter une catastrophe déjà bien entamé!
les guerres ont tjrs existé elles sont la racines des pires atrocités. Ceci est le propre de l'homme son atout qui le mène a sa perte. On ne peut qu'empêcher la guerre par l'humain coupable de son désastre. Se n'est pas l'état qui changera le monde mais le monde qui changera l'humanisation en confrontant l'homme par l'homme dans sa plus intime imperfection.
Seul les mort on vu la fin de la guerre...
Anthony L.

Patrick 10/11/2006 15:42

absolument d'accord avec vous !

marc d HERE 09/11/2006 09:03

Et souvenons-nous d'Anna Politkovskaia....Et demandons sans relâche que la lumière soit faite sur son assassinat.....Chirac et Villepin sont bien discrets sur cette question.
marc d'Héré