Portrait de Sainap Gachaïeva, "Coca", la colombe.

Publié le par Theophile


      

SAVIEZ VOUS que plus de 40000 garçons
ont été assassinés en Tchétchénie depuis le début du conflit de 1994 ?



  En Tchétchénie, enlèvements, assassinats et tortures continuent sans que l'opinion publique internationale s'en émeuve. Au péril de sa vie, une femme lutte pour briser ce silence. Portrait de Sainap Gachaïeva, surnommée "Coca", la colombe.

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Née au Kazakhstan, là où Staline déportait déjà les Tchétchènes, Sainap Gachaïeva vit à Moscou mais passe une grande partie de son temps en Tchétchénie, avec l'association "Écho de la guerre" dont elle est la fondatrice et la présidente. L'une de ses missions est de venir en aide aux civils touchés par la guerre, notamment aux orphelins et aux vic-times de mines antipersonnel. Parallèlement, l'organisation humanitaire s'efforce de rassembler, sous forme d'images ou de récits, les preuves des exactions commises dans le pays grâce à un réseau de correspondants présents jusque dans les villages les plus reculés. Au péril de leur vie, Sainap Gachaïeva et d'autres femmes collectent photos, vidéos et enregistrements qui doivent être transmis au Tribunal pénal international de La Haye. Sainap Gachaïeva espère que ces documents contribueront à secouer l'apathie de l'opinion internationale et à faire juger les coupables.

LES PETITS PLUS
 
Colombe de paix
Pendant plusieurs mois, le cinéaste suisse Éric Bergkraut a accompagné Sainap Gachaïeva sur le terrain en Tchétchénie et lors de ses visites dans les pays occidentaux. Il dessine ainsi le portrait de cette infatigable militante, que ses proches ont surnommée Coca (la "colombe"), et se fait l'écho de son combat. Armée de sa caméra vidéo, elle entend dénoncer haut et fort les crimes commis en Tchétchénie contre les civils sous prétexte de lutte contre le terrorisme et contre la rébellion. Plus d'une centaine de milliers de civils ont déjà dû s'enfuir ou ont été chassés du pays. Le nombre exact de victimes n'est pas connu. Présenté à la Berlinale en 2005, le documentaire a depuis été montré dans de nombreux festivals - à Montréal, à Nyon, à New York, à Brisbane... En novembre 2005, Sainap Gachaïeva a reçu à Cologne le prix Lev-Kopelev pour la paix et les droits de l'homme.

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