Mercredi 24 mai 2006



      

     Qu'en pensez vous Monsieur POUTINE ?
     La Communauté internationale vous le demande . Répondez !
   
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par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
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Dimanche 21 mai 2006

   
                           "Circulez y a rien à voir en Tchétchénie!...."
 
   Les opérations de nettoyage, en russe zatchistka, consistent officiellement à vérifier l’enregistrement des citoyens tchétchènes sur leur lieu de vie et lors de leurs déplacements dans la république de Tchétchénie. Ces opérations donnent lieu à des pillages et à des arrestations systématiques.

Le principe est toujours le même: des unités russes, pouvant compter jusqu’à 4.000 hommes, encerclent de nuit un village entier avec de l’artillerie lourde et des tanks. Les soldats attendent alors le lever du jour pour entrer dans les maisons, piller la nourriture, les meubles et les vêtements, mais surtout, arrêter des «suspects» terroristes. Leurs victimes sont principalement des hommes âgés de 15 à 60 ans. Ils sont ensuite rassemblés dans des « points de filtration » autour du village. Il s’agit généralement de fosses creusées dans la terre, ou de bâtiments désaffectés, que les militaires russes transforment en lieux de torture.

Cette pratique très répandue, qui peut parfois durer de 2 à 12 jours, s’est considérablement intensifiée depuis l’automne 2001. Certains villages, moins pauvres que d’autres, sont plus particulièrement frappés. En février dernier, des habitants du village de Tsotsin-Yourt nous ont ainsi déclaré avoir subi 37 zatchistka depuis le début de la seconde guerre.

S’agit-il d’opérations militaires légales?

Ces manœuvres sont prétendument légitimées par l’article 13 de la loi anti-terroriste du 3 juillet 1998. Cette dernière autorise, lors d’opérations anti-terroristes, les soldats russes à entrer dans les maisons pour perquisitionner les voitures ou arrêter des suspects. Mais, il s’agit d’une loi floue. Il n’y a aucune réelle législation en la matière.

Peut-on dire que la guerre a pris, depuis maintenant plus d’un an et demi, un nouveau visage, celui d’une guérilla?

Les militaires russes sont extrêmement présents de par leurs nombreuses exactions. Mais, il y a très peu de vrais combats, et sans véritable ligne de front. Les bombardements massifs du début de la guerre ont été remplacés par ces pillages, enlèvements et meurtres à répétition.

Quelles sont les régions les plus touchées?

Ce sont principalement les régions du centre et du sud de la Tchétchénie. Située au sud-ouest, à proximité des montagnes, la région d’Ourous-Martan est particulièrement visée. Depuis le début de la guerre, elle est connue pour abriter une majorité de combattants tchétchènes. Mais, elle subit depuis peu une nouvelle forme de violence armée. Y sévissent les attaques de ce que l’association russe Mémorial (2), avec laquelle nous travaillons, appelle les «escadrons de la mort». Ce sont des groupes de soldats russes armés et masqués de cagoules noires, qui pénètrent de nuit dans les maisons et enlèvent les jeunes hommes. Autant d’arrestations arbitraires qui se soldent la plupart du temps par des disparitions.

Dans votre rapport, vous parlez d’un «marché des morts et des vivants». De quoi s’agit-il?

Il y a tout un marchandage autour des prisonniers tchétchènes, qu’ils soient morts ou vivants. Il s’agit d’un système parfaitement rodé. Les familles peuvent payer la libération d’un parent prisonnier en versant des sommes, plus ou moins élevées, aux soldats russes. Il est également très fréquent de voir les Tchétchènes acheter, contre 1.000 à 3.000 roubles, le cadavre du disparu.

Ce marché macabre s’est considérablement développé depuis près d’un an et demi, avec l’arrivée du FSB -l’ex-KGB- à la tête des opérations anti-terroristes. Toute une micro-économie s’est donc mise en place et généralisée autour de ces nettoyages. La Tchétchénie est véritablement devenue un pays à piller. Selon nous, il s’agit même d’une des raisons pour lesquelles la guerre perdure.

Selon vous, ces opérations résultent donc d’un système organisé, et non d’exactions isolées?

Exactement. Si le discours officiel russe prétexte des débordements ou des cas de désobéissance isolés, le déroulement même des arrestations et des détentions de Tchétchènes tend à prouver le contraire. Les prisonniers tchétchènes, enlevés lors de nettoyages ou à des postes de contrôle, sont emmenés dans des lieux de détention légale, comme les isolateurs de détention provisoire, IVS en russe, mais, plus souvent, dans des lieux de détention illégale. Ce sont en général des fosses, des usines désaffectées, ou encore des antennes locales du FSB.

La présence de fosses communes à Khankala, le quartier général des forces fédérales en Tchétchénie situé en banlieue de Grozny, est elle aussi avérée. Elle confirme l’existence d’un système centralisé. Les familles de victimes savent ainsi que, pour libérer contre rançon un parent arrêté sur le territoire tchétchène, elles peuvent se rendre à Khankala. C’est une sorte de non-dit connu de tous.

Vous avez parlé des arrestations et meurtres visant la population masculine. Qu’en est-il des femmes ? Avez-vous réussi à obtenir des témoignages de viols commis lors des opérations de nettoyage?

Dans la société tchétchène, le viol est un acte déshonorant qui touche toute la famille de la victime. La femme violée étant généralement répudiée par son mari, elle ne cherchera donc à témoigner. Bien au contraire.

La population civile a-t-elle ressenti une intensification de la violence armée suite au 11 septembre 2001?

Vladimir Poutine et le commandement russe se sont, sans aucun doute, sentis plus légitimés. Mais nous ne pouvons pas réellement parler d’intensification flagrante.

Quels sont les recours judiciaires des victimes tchétchènes?

Les rares tribunaux tchétchènes, qui ne sont rouverts que depuis janvier 2001, exercent une justice à double vitesse. Si l’on s’empresse de juger les Tchétchènes, les enquêtes criminelles à l’encontre des soldats russes sont souvent suspendues. Quand les soldats ne sont pas acquittés ou jugés «irresponsables», comme ce fut le cas dernièrement lors du retentissant procès du colonel Boudanov. Des enquêtes criminelles sont donc fréquemment ouvertes, mais n’aboutissent que très rarement. Jusqu’à présent, seuls 30 militaires ont été condamnés par la justice civile. Et nous ne connaissons pas les affaires traitées par les tribunaux militaires, dont relèvent par exemple les unités du ministère de la Défense.

Les militaires russes jouissent donc d’une impunité quasi-totale?

Oui. Bien plus que cela, il s’agit d’un système organisé, reposant sur la non-identification des criminels. Lors des nettoyages, les soldats se rendent souvent méconnaissables en se masquant, ou en camouflant la plaque d’immatriculation de leur véhicule par de la boue. D’où l’impossibilité de déterminer à quelle unité ou division ils appartiennent. Un problème qui prend toute son ampleur si l’on considère la complexité de l’infrastructure militaire russe en Tchétchénie. Il y a, en effet, de nombreuses unités impliquées dans le conflit depuis le FSB, le ministère de l’Intérieur jusqu’au ministère des Situations d’urgence.

Certains soldats russes devancent même toute poursuite judiciaire. Il arrive que des familles, rachetant le corps d’un fils exécuté, aient ainsi à signer une déclaration stipulant que le défunt était un combattant. Un moyen efficace auquel ont recours les militaires, quand ce ne sont pas simplement des menaces de représailles.

Vous vous êtes, par ailleurs, rendue dans les camps de réfugiés tchétchènes en Ingouchie. Qu’avez-vous constaté?

Nous avons visité les camps de Karaboulak et Malgobek, et rencontré des réfugiés dans les locaux de Mémorial à Nazran, la capitale ingouche. D’après les témoignages recueillis et nos propres constatations, les infrastructures sont minimes. Les réfugiés dorment dans des tentes du HCR, le Haut-Commissariat des Nations Unis aux Réfugiés, et jusqu’à très récemment, dans des wagons de train. Une situation peu reluisante qui s’accompagne notamment de nombreuses coupures d’eau et d’une précarité permanente.

L’exode tchétchène se poursuit-il?

On estime à 200.000 réfugiés tchétchènes présents en Ingouchie. Mais, l’exode est difficilement identifiable. Les nombreux allers-retours quotidiens entre ces deux pays frontaliers font qu’il ne s’agit ici que d’une estimation. Ce sont surtout des femmes tchétchènes qui traversent la frontière pour se rendre en Ingouchie, et vendre sur le marché des produits artisanaux ou voir de la famille.

En mars dernier, Mourad Ziazikov, ancien général du FSB soutenu par le Kremlin, a été nommé à la tête de l’Ingouchie. Peut-on s’attendre à un durcissement des autorités ingouches à l’égard des réfugiés tchétchènes?

Des pressions sont d’ores et déjà exercées sur les réfugiés pour qu’ils rentrent en Tchétchénie. Des promesses d’aide financière sans lendemain ont également été tenues aux 2.000 premiers réfugiés à rentrer. Nous pouvons également constater qu’une partie de l’aide humanitaire n’arrive plus et que des fonds seraient bloqués par les autorités ingouches.

Enfin, quelle sera «l’après-mission»?

Ce rapport a été réalisé pour la 58e session de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU. Dans la pratique, je reste dubitative sur l’efficacité des mesures qui pourraient être prises. Reste que l’un de nos objectifs est aussi de témoigner d’un conflit malheureusement peu médiatisé.


1 Le rapport de la mission est disponible sur www.fidh.org. Tchétchénie. Terreur et impunité : Un système organisé, mars 2002, n°328 - Hors-série de la Lettre mensuelle de la FIDH.
Auteurs du rapport : Anne Le Huérou, Bleuenn Isambard, Juliane Falloux.
2 Mémorial est une association russe de défense des droits de l’homme. Elle dispose d’un site Internet : www.memo.ru

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Dimanche 21 mai 2006



 








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Une population privée de perspective . Que pouvons nous faire ?
En restant silencieusement hypocrite nous donnons raison à Poutine .

La RUSSIE siège au Conseil de l'Europe. C'est une honte pour nous, démocrates .

Commencée, il y a plus de 12 ans aujourd'hui, la deuxième guerre de Tchétchénie n'est pas terminée. Les 80 000 soldats et policiers russes n'ont pas mis au pas les rebelles tchétchènes. Au moins cent mille habitants ont fui leur pays pour se réfugier en Ingouchie. Incités à revenir chez eux, combien l'ont fait ? Comme Riamzan et Fatima, ils vivent sans perspective, la peur au ventre, dans un pays qui est toujours en guerre.



TOURBINA (de notre envoyée spéciale). ­ Dans cette banlieue de Grozny, la capitale tchétchène sous la botte des forces russes, Riamzan, 40 ans, et Fatima, 37 ans, se sont trouvé un petit « havre de paix » qu'ils partagent avec leurs quatre fils et leurs deux filles, après trois hivers passés en Ingouchie, la république voisine qui a accueilli plus de cent mille réfugiés en provenance de la Tchétchénie depuis le début du conflit, en octobre 1999. « Après avoir passé deux ans dans des wagons (un camp de réfugiés était organisé dans un train) et près d'un an sous des tentes, il nous a fallu quitter l'Ingouchie car les autorités ont exigé que nous cédions la place », explique Riamzan.

En mars dernier, un camp de 5 600 personnes installé dans un convoi ferroviaire stationné en Ingouchie a effectivement été démantelé. On a donné le « choix » aux réfugiés : accepter de vivre encore « momentanément » dans des tentes, ou rentrer chez eux, en Tchétchénie, où la guerre fait toujours rage et où les « zatchistki » (opérations de contrôle d'identité musclées) sèment la terreur. Hésitante, la famille Ibragimov a alors décidé de rester « encore un peu », le temps que la situation s'éclaircisse « au pays », c'est-à-dire à Grozny, où le père, Riamzan, se rend régulièrement pour se faire sa propre idée de l'évolution du conflit. Or il sait depuis longtemps que le bâtiment dans lequel était situé son appartement, près de la place de la Minoutka, dans le centre, a été réduit en poussière. Il a tout perdu, sauf son désir de « revenir ».

« On s'endort la peur au ventre »

Début mai, n'y tenant plus, Riamzan décide de faire rentrer sa famille, d'autant que sa soeur aînée et sa propre famille ont également pris cette décision un mois plus tôt, et se sont installés dans ce proche faubourg de la capitale. C'est d'ailleurs elle qui leur a trouvé cette masure au coin d'un chemin de terre, quittée à la hâte par ses propriétaires au début de la guerre et qui a miraculeusement échappé aux bombardements. « Nous sommes censés vivre ici moyennant un loyer dont nous ne connaissons même pas le montant », se plaint Fatima, « mais il paraît que notre propriétaire, qui habite désormais dans la région de Stavropol, va bientôt nous rendre visite pour évaluer cette somme. On espère qu'elle sera compréhensive, nous n'avons pas beaucoup d'argent... »

La « maison » est composée de deux chambres et d'une minuscule entrée, qui sert de cuisine et de salle de bain. Les parents occupent une pièce avec les plus petits, et les autres enfants s'entassent dans la seconde pièce, sur un divan convertible en face de la télévision, branchée en permanence sur les chaînes russes.

La joie d'être revenus « au pays » a été rapidement remplacée par la lucidité : « On nous avait évidemment promis monts et merveilles en nous faisant croire qu'ici à Grozny, la vie avait repris son cours normal, qu'on nous trouverait un logement et que nous n'avions pas à nous en faire. La réalité est bien plus triste : mon mari ne fait rien, il ne trouve pas de travail, mes enfants ne vont pas tous à l'école car il n'y a pas assez de place, et on s'endort tous les soirs la peur au ventre », avoue presque à contrecoeur Fatima, qui aurait voulu y croire. « Ce qui me désespère le plus, c'est que j'ai perdu trois ans de ma vie, et mes enfants également, et puis, exécuter tous les jours les mêmes tâches domestiques, c'est tuant à la fin, ce n'est pas une vie. On nous a privés de notre vie et nous ne rattraperons jamais ce temps perdu. »

« J'irais n'importe où même en Russie »

Le seul « avantage » que la famille Ibragimov trouve à son retour, c'est la fin de la promiscuité : dans le train, il avait fallu partager le quotidien avec treize familles, puis deux seulement sous les tentes, mais, dans la maisonnette de Tourbina, la maîtresse de maison ne cache pas sa joie à avoir récupéré quelque indépendance. Comment voit-elle le futur ? En rose, malgré les années d'angoisse, de privations et de destructions : « On aimerait pouvoir s'acheter un appartement, quand on aura mis un peu d'argent de côté. Mais, pour ça, il faudrait que mon mari en gagne. Il parle de « monter » à Moscou où il travaillerait comme agent de sécurité. C'est un ancien professeur de gym, après tout ! Moi, je quitterais bien la Tchétchénie définitivement, pour n'importe où, même la Russie. Je souhaiterais que mes enfants puissent faire des études convenables : ici, les écoles sont mauvaises, le niveau des instituteurs étant très bas. On ne peut pas leur en vouloir d'être également partis ! », raconte-t-elle en soupirant.

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Samedi 20 mai 2006


  






 
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Mardi 6 décembre 2005



                                                                   


Jean-Christophe Victor est directeur du LEPAC (Laboratoire d'Etudes politiques et Cartographiques), enseigne la géopolitique à l'Ecole de Guerre (Collège Interarmées de Défense) et à l'IIAP (Institut International d'Administration Publique).
Il est l'auteur de :

- "L'enjeu afghan ou la cité des murmures", aux éditions Lattès - Paris 1993
- "Armes : France Troisième Grand", aux éditions Autrement Paris 1985
- "Planète Antarctique" (Co-auteur, avec Paul-Emile Victor) chez Robert Laffont, 1992
 



Dans le remarquable ouvrage "le Dessous des Cartes" il détaille de manière très explicite les tenants et aboutissants de la tragédie tchétchène.

D'après lui plusieurs éléments frappent dans ce conflit russo-tchétchène.
-La disproportion des forces en présence
-L'extrême violence exercée contre les civils
-le mutisme des dirigeants occidentaux
-L'obstination de l'Etat et de l'armée russes et enfin face à eux , celle de la résistance tchétchène.


D'une guerre à l'autre :
Lorsque en 1991 , la fin de l'URSS les libère, toutes les anciennes républiques soviétiques comme l'Arménie ,la Géorgie et l'Azerbadjian choisissent l'indépendance.
La petite république Tchétchène réclame elle aussi son indépendance mais Boris Eltsine ne l'entend pas de cette oreille.
La situation dégénère en 1994 .La RUSSIE impose un blocus économique et aerien de la Tchétchénie.

11 Décembre 1994 : Moscou lance une vaste offensive sur la Tchétchénie destinée à "rétablir" l'ordre fédéral.
Massivement  bombardée Groznyi tombe le 9 Février 1995 . Tandis que les troupes russes controlent toute la plaine ,la résistance tchétchène se replie dans les montagnes.

BILAN de la GUERRE:
Pour les Tchétchènes
  - environ 100 000 morts soit 10% de la population.
Groznyi détruite - Economie dévastée.
Le pays entre dans une situation instable :

 > Montée d'un islamisme radical "wahhabite" et qui s'organise en force d'opposition politique armée.
 > Montée de la criminalité avec multiplication des traffics mafieux et enlèvements politiques.

MOSCOU s'appuie sur ces 2 facteurs pour justifier ses frappes  et lancer la seconde offensive de 1994.

Les Tchétchènes plus isolés que jamais deviennent alors l'objet de manipulations tactiques de plus en plus nombreuses.

Vladimir Poutine accède au pouvoir en Aout 1999 . Ainsi sans preuve ni procès ,il désigne les "terroristes" tchétchènes coupables de 3 attentats qui font des centaines de victimes à Moscou en Sptembre 1999.
Fort du soutien d'une population russe en état de choc , il peut déclarer la "guerre totale" dès le mois d'Octobre suivant.

Menée à huis clos par l'armée et les services secrets russes du FSB cette deuxième guerre est-du point de vue du droit de la guerre- complètement hors la loi:
-usage démesuré de la force
-terreur et persécutions des populations civiles
-méthodes relevant du crime de guerre.


QUELS SONT LES MOBILES DE CETTE OBSTINATION RUSSE ?
La Tchétchénie ne représente plus ni intéret stratégique ni enjeu pétrolier et encore moins risque d'éclatement pour la Fédération.
Moscou avance les nécessités de la lutte contre le terrorisme et contre l'islamisme.
Or, on sait que contrairement au mouvement Al-Quaida dont les ambitions sont globales,celles du terrorisme tchétchène s'arrètent à l'indépendance de la petite république.

MOTIFS DE L'ACHARNEMENT RUSSES:
-L'ensemble des défaites et le sentiment d'humiliation: défaite en Afghanistan, défaite de la première guerre de Tchétchénie.
-Amputation de l'Empire qui heurte le nationalisme russe.
-Les dividendes économiques et financiers qu'ensemble,militaires,Hommes d'affaires et mafias russes
ou tchétchènes tirent de ce profit.
-Il y a aussi le profit politique qu'y gagne Vladimir POUTINE ,les mesures d'exception donnat les pleins pouvoirs à l'exécutif russe.
-Enfin, il y a ce silence choquant des gouvernements occidentaux face à l'extrème brutalité du conflit .

Les TCHETCHENES conclut JC VICTOR n'ont que peu de raisons d'espérer.
La focalisation du nationalisme russe sur le petit territoire tchétchène laisse les autres libres d'avancer sur des questions qu'ils jugent plus importantes.

 

Bibliographie :in " Le Dessous des cartes"
JC Victor  V Raisson - F Tetart  Atlas géopolitique



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