Mercredi 13 juin 2007

Amnesty International dénonce la situation en Tchétchénie

REUTERS | 23.05.2007 | 14:01

   
 MOSCOU (Reuters) - Les forces russes enlèvent et torturent des gens en toute impunité en Tchétchénie malgré les assurances données par le Kremlin sur un retour à l'état de droit, accuse Amnesty International.

Dans un rapport de 22 pages intitulé "Quelle justice pour les disparus de Tchétchénie?", l'organisation de défense des droits de l'homme écrit que le nombre des disparitions a baissé mais que les enlèvements restent monnaie courante dans cette province du sud de la Russie en proie à une insurrection séparatiste.

"La fréquence des disparitions 'temporaires', lorsque des individus sont arrêtés de manière arbitraire et maintenus au secret tandis que les autorités affirment ne rien savoir de leur sort, est élevée", écrit Amnesty.

"Durant cette détention au secret, les individus encourent un risque très élevé de torture et d'autres mauvais traitements afin de leur arracher des aveux", ajoute l'organisation.



Les organisations de défense des droits de l'homme accusent le président tchétchène Ramzan Kadirov et ses miliciens de meurtres et d'enlèvements.

Kadirov dément ces accusations et s'est engagé à poursuivre les auteurs éventuels de tels actes.

Des soldats fédéraux et des rebelles tchétchènes pratiquent aussi enlèvements et torture, ajoute Amnesty, mais les enquêtes des autorités tchétchènes ne débouchent généralement sur aucune poursuite.

"L'impunité prévaut pour les atteintes aux droits de l'homme", écrit Amnesty. "Les autorités se sont montrées incapables dans quasiment tous les cas de conduire des enquêtes et d'engager des poursuites pour atteintes aux droits de l'homme."

D'après Amnesty, la seconde guerre de Tchétchénie, commencée en 1999, a fait environ 25.000 morts et des milliers de réfugiés. Des organisations de défense des droits de l'homme estiment à 5.000 le nombre de disparus.

Si la présence massive des grues et des ouvriers témoigne désormais de la reconstruction de Grozny, les traces du conflit ne sont guère difficiles à trouver. Des immeubles résidentiels éventrés par les obus parsèment les environs de la capitale tchétchène et les montagnes de la région servent d'abri aux rebelles, qui lancent régulièrement des attaques contre les policiers et les militaires.

 

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Mercredi 11 avril 2007



 
Anatoli Mychkin un peu du Principal


Combien de temps doit passer, pour qu'en France disparaisse la tribu des ennemis de mon pays tels comme Oulniar? Pourquoi en Russie il n’y a guère de personnes, qui se permettent à parler les brutalités en ce qui concerne la France, même alors, quand la France participait аux bombardements de Belgrade. Pourquoi nous n’avons pas un notre Glucksmann a l’envers?. Je ne veux pas plus casser les lances en ce qui concerne la Tchétchénie - le sujet préféré par les glucksmagnards. Je voudrai faire connaître un seule chose, laquelle n’est pas avidement connue à l’occident. Lorsque au cours de trois années la Tchétchénie était dirige par Maskhadov (l’idole d’Anna P.), le pays était inondé par les guerlllos islamiques de tout l'orient. Autant que je connais, leur but principal fut de s'emparer de l'arme nucléaire russe et puis menacer а tout le monde, avant tout à EU. Sans perte de quelques mille vies de nos gars rendus pour la libération de la Tchétchénie de ces faucons, il est possible qu’aujourd'hui la France se trouvait sous les pieds d’un certain Binladen. L'arme nucléaire russe suffirait pour faire sauter tout le globe terrestre pas une fois. Vous avez évidement déjà oublié qui a sauvé l’Europe de l’ogre nazi et combien ça coûtait à notre peuple. Samedi 07 Avril 2007 - 14:03
vlad quelques verites oubliees
Presenter les tchetchenes comme 1 peuple pacifique ,democratique, subissant l'ignoble occupation de la russie evidemment monstrueuse et 1 raccourci pour le moins naif! C'est 1 peuple predateur dont l'economie repose depuis toujours sur les traffics de drogues et d'armes,sur les enlevements,sur la contrebande, sur l'extorsion de fond...(1 peu comme les Albanais mais est ce politiquement incorect? ) ses qualites militaires excepionnelles sont reconnues depuis longtemps par la russie qui lui a toujours reserve1 place de choix dans ses grades superieurs et unites d'elites (la proportion de militaires y compris gradés etait equivalent a celle de la Prusse pour l'allemagne...) Dire que tous les tchetchenes sont des mafieux presente la meme betise que de dire que sont tous de braves gens paisibles. neamoins la dangerosite historique de ce peuple justifie a mon sens sa mise sous tutelle, provisoire peut etre,perfectible surement par une russie qui se doit de surveiller ses frontieres. Samedi 07 Avril 2007 - 10:00
backwar c'est mal barré
La Tchéchénie est un peuple qui comme les autres peuples caucasiens, slaves et autres d'alentour a "menacé" et a été "menacé". Selon le statut quo contemporain la République Tchéchène est membre de la Fédération russienne. Il a tué, tue et tuera, et sera tué. Pourquoi ? c'est l'Histoire! Il n'y a pas plus de raison ou de déraison à cela que l'existence ou la non existence de la Yougoslavie royale puis communiste (les Alliés ont récompensé l'exemplarité serbe), du Kosovo indépendant, l'émancipation des peuples musulmans de la Géorgie, de la Modavie, Ukraine, France, Royaume-Uni etc... Seul le plus fort et non le plus juste, le meilleur ou le plus mauvais dicte sa "vérité historique ou politique" l'Europe ( et non l'UE) n'est jamais une matière figée, seuls les USA le sont dans leurs frontières car les immigrés de toutes races et cultures, sans légitimité "divine", ont un intérêt commun primordiale: rester sur cette terre qui visiblement ne leur était pas destinée au début à priori. Vendredi 06 Avril 2007 - 17:38
laloune la paix, à quel prix ?
à PrenomFictif : ca importera sûrement aux tchétchénes dans quelques années, lorsque Kadyrov aura fait de la Tchétchénie une dictature qui ferait même peur au Turkménistan Vendredi 06 Avril 2007 - 14:37
dido90 On verra bien
A prenomfictif : Je ne sais pas quelles sont tes sources d'informations, mais ce que dit "coucou" est bel et bien vrai, Moscou a tenu un regne avec une main de fer dans un gant de fer en Tchetchenie. Et je ne pense pas qu'il faille raisonné comme tu le fait, s'ils réclament majoritairement leur indépendance (donc par le biais d'un vote) et bien pourquoi pas ! Tout ce que l'on peut souhaiter, c'est que la paix revienne dans cette région délolé par une guerre sans merci... Vendredi 06 Avril 2007 - 14:37
Francois Une stabilisation attendue ...
Les republiques du Caucase meritent bien un leader comme Ramzan Kadyrov. Quoi qu'on en dise, cet homme courageux, sert avant tout son pays et ses compatriotes, cherchant a les liberer du joug des extremismes radicaux. La situation en Tchetchenie se stabilise, et sort du chaos de la guerre. Les populations retrouvent confiance et espoir. C'est la l'essentiel. Dans cette situation, le besoin de democratie est moins important que la stabilite institutionelle et politique. Ramzan Kadyrov incarne ce renversement de situation et ce renouveau. L'occident et ses medias devrait selon moi etre plus respectueux des efforts importants qui ont ete effectues par Vladimir Poutine et son gouvernement pour le retour a la paix. Tres cordialement. Vendredi 06 Avril 2007 - 14:37
Francois Une stabilisation attendue ...
Les republiques du Caucase meritent bien un leader comme Ramzan Kadyrov. Quoi qu'on en dise, cet homme courageux, sert avant tout son pays et ses compatriotes, cherchant a les liberer du joug des extremismes radicaux. La situation en Tchetchenie se stabilise, et sort du chaos de la guerre. Les populations retrouvent confiance et espoir. C'est la l'essentiel. Dans cette situation, le besoin de democratie est moins important que la stabilite institutionelle et politique. Ramzan Kadyrov incarne ce renversement de situation et ce renouveau. L'occident et ses medias devrait selon moi etre plus respectueux des efforts importants qui ont ete effectues par Vladimir Poutine et son gouvernement pour le retour a la paix. Tres cordialement. Vendredi 06 Avril 2007 - 14:36
Francois Russophone
Les republiques du Caucase meritent bien un leader comme Ramzan Kadyrov. Quoi qu'on en dise, cet homme courageux, sert avant tout son pays et ses compatriotes, cherchant a les liberer du joug des extremismes radicaux. La situation en Tchetchenie se stabilise, et sort du chaos de la guerre. Les populations retrouvent confiance et espoir. C'est la l'essentiel. Dans cette situation, le besoin de democratie est moins important que la stabilite institutionelle et politique. Ramzan Kadyrov incarne ce renversement de situation et ce renouveau. L'occident et ses medias devrait selon moi etre plus respectueux des efforts importants qui ont ete effectues par Vladimir Poutine et son gouvernement pour le retour a la paix. Tres cordialement. Vendredi 06 Avril 2007 - 14:36
Francois Russophone
Les republiques du Caucase meritent bien un leader comme Ramzan Kadyrov. Quoi qu'on en dise, cet homme courageux, sert avant tout son pays et ses compatriotes, cherchant a les liberer du joug des extremismes radicaux. La situation en Tchetchenie se stabilise, et sort du chaos de la guerre. Les populations retrouvent confiance et espoir. C'est la l'essentiel. Dans cette situation, le besoin de democratie est moins important que la stabilite institutionelle et politique. Ramzan Kadyrov incarne ce renversement de situation et ce renouveau. L'occident et ses medias devrait selon moi etre plus respectueux des efforts importants qui ont ete effectues par Vladimir Poutine et son gouvernement pour le retour a la paix. Tres cordialement. Vendredi 06 Avril 2007 - 14:36
PrenomFictif paix sur la tchétchénie
A coucou: de quels millions de musulmans parlez-vous? A oulniar: Qu'on le veuille ou non, la Tchétchénie fait partie de la Fédération de Russie, c'est comme ça.. Tout ce qu'on peut souhaiter aux tchétchènes c'est un retour à une vie "normale", et peu importe à la majorité s'ils sont indépendants ou au sein de la fédération de Russie. Ils veulent vivre en paix.. Vendredi 06 Avril 2007 - 12:33
par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 8 avril 2007



 

Si je publie cet article après une traduction douloureuse, - de par son contenu -, du texte italien traduit de l'article  russe  pour Peacereporter, ce n’est pas tant (ou pas seulement) pour dénoncer une fois de plus les tortures infligées au peuple tchétchène et dont les témoignages abondent déjà, ni la pratique de la torture de la part des Russes, (pour cela voir « Tchétchénie »), mais surtout en hommage à une grande dame russe, Anna Politkovskaïa, journaliste comme il n’en est plus guère, en un geste d’union avec tous ceux qui, dans le monde entier, désirent que le silence ne tombe pas immédiatement sur son assassinat, le 7 octobre dernier, et, encore mieux, espèrent qu’elle ne sera pas morte en vain.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Tout le monde nous a demandé : "L’assassinat d’Anna Politkovskaïa a un rapport avec l’article sur les tortures en Tchétchénie qu’elle était en train de préparer et dont elle avait parlé au cours de l’émission de Radio « Liberté » le jeudi 5 octobre, deux jours avant sa mort ? "

 

 

Aujourd’hui, nous publions deux fragments du matériel qu’Anna était en train de préparer, sans aucune correction de notre part. Le premier est un texte qui contient les premières déclarations des victimes de la torture, confirmées par des données médicales. Le second est composé de photos (celles que vous voyez dans l'article en italien, ndr), sur lesquelles auraient dû se baser un second texte, jamais écrit. Nous savons, grâce à l’homme qui lui a remis ces témoignages, que sur le disque dur de l’ordinateur séquestré chez Madame Politkovskaïa il y avait les récits des tortures subies par des citoyens dont l’identité nous est inconnue. Les enquêtes pour découvrir les meurtriers sont encore en cours. Certaines hypothèses affirment qu’il s’agit des fonctionnaires d’une structure gouvernementale tchétchène.

  « ON T'APPELLE TERRORISTE.

 L’usage de la torture dans le programme antiterroriste dans le Nord du Caucase.

 Tous les jours, j’emporte avec moi des dizaines de petits dossiers. Ce sont les copies du matériel qui concerne les procès de personnes que nous accusons de "terrorisme", dont un grand nombre n’a pas encore été condamné définitivement. Pourquoi est-ce que je mets le mot terrorisme entre parenthèse ? Parce que la grande majorité de ces personnes est qualifié de terroriste. Et cette habitude de "qualifier de terroristes" n’a pas seulement supplanté, à l’aube de l’année 2006, toutes les autres formes de lutte contre le terrorisme, mais a également commencé à créer un nombre assez important de personnes qui veulent se venger, donc de terroristes en puissance. Quand les magistrats et les tribunaux travaillent non pas sous l’égide de la loi, mais aux ordres de la politique, avec, pour objectif de seconder les désirs du Kremlin en matière d’antiterrorisme, les crimes croissent comme des champignons.

 La production en série de confessions "spontanées" fournit d’excellentes données au programme de "lutte contre le terrorisme dans le Nord du Caucase".

 

 

Voici ce que m’ont écrit les mères d’un groupe de jeunes dissidents tchétchènes : " … en réalité, ces colonies correctionnelles sont de véritables camps de concentration pour les dissidents tchétchènes qui sont soumis à la discrimination sur le sol national. Ils ne peuvent ni sortir de leurs cellules ni des blocs d’isolement. La majorité des dissidents, pour ne pas dire la presque totalité, est en détention sous de fausses accusations, sans qu’il existe aucune preuve pour les confirmer. Le fait d’être détenus dans des conditions terribles, de voir sa propre dignité humiliée, génère en eux de la haine envers tout et tout le monde. Ce qui rentre chez nous, c’est une armée entière dont on a compromis l’avenir… "

 C’est clair : j’ai peur de leur haine. J’en ai peur parce cette haine s’éloignera de la Tchétchénie. Tôt ou tard. Et tout le monde en sera victime, pas seulement les bourreaux qui les ont transformés en extrémistes. L’habitude de "qualifier de terroristes" est le domaine où se heurtent, face à face, deux conceptions idéologiques différentes de ce qui se passe dans le cadre des "opérations antiterroristes dans Nord du Caucase" : combattre illégalement au nom de la loi ou appliquer "notre" illégalité en ce qui les concerne ? Le résultat, c’est des étincelles qui menacent le présent et l’avenir. Le résultat de cette "qualification de terroristes", c’est l’augmentation du nombre de ceux qui n’ont aucun désir de faire la paix.

 

 

  Il n’y a pas très longtemps, l’Ukraine a extradé, sur demande russe, un certain Beslan Gadaev, de nationalité tchétchène, arrêté début août au cours d’un contrôle d’identité en Crimée où il résidait. Voici quelques lignes de sa lettre du 29 août :

 

 

" … après avoir été extradé depuis l’Ukraine jusqu’à Groznyï, on m’a traîné dans un bureau où on m’a demandé si j’avais tué des membres de la famille Salichovyi, un certain Anzora et un de ses amis. J’ai nié, disant que je n’avais tué personne et que je n’avais jamais fait coulé une goutte de sang, ni russe, ni tchétchène. Eux, ils ont répondu : " Non, tu les as tués." J’ai de nouveau nié. Alors ils ont immédiatement commencé à me battre. Tout d’abord, ils m’ont frappé deux fois avec un bâton près de l’oeil droit. Quand je me suis ressaisis après ces coups, ils m’ont fait tourner, m’ont attaché les mains et mis des manettes, ensuite ils ont enfilé un bâton entre mes jambes de façon à ce que je ne puisse pas bouger mes mains. Puis ils m’ont empoigné, ou plutôt, ils ont empoigné ce bâton et ils m’ont suspendu à deux petites armoires, à environ un mètre du sol. Tout de suite après ils ont entouré mes auriculaires avec un fil électrique et, quelques secondes plus tard, ils ont commencé à faire passer le courant tout en me frappant partout avec une matraque en caoutchouc. Comme la douleur était insupportable, j’ai commencé à crier, à appeler le Très Haut, et à les supplier d’arrêter. Pour toute réponse, ils m’ont mis sur la tête un sac en plastique noir, de façon à ne plus entendre ce que je disais. Je ne sais pas exactement combien de temps ils ont continué, mais à un certain point, j’ai commencé à perdre connaissance de plus en plus souvent à cause de la douleur. Quand ils s’en sont aperçu, ils m’ont ôté le sac de la tête et m’ont demandé si j’étais prêt à confesser. J’ai répondu que oui, bien que je ne sache pas de quoi ils étaient en train de parler. Je l’ai fait seulement pour qu’ils arrêtent de me torturer pendant un moment."

 

 

"Alors, ils m’ont décroché des armoires, ils ont enlevé le bâton et m’ont jeté à terre en me disant : "Parle !" J’ai répondu que je n’avais rien à dire. Sur ce, ils ont recommencé à me frapper sur l’œil droit. Les coups m’ont fait rouler sur le flanc, et alors que j’étais presque inconscient, ils m’ont bâtonné. Puis il m’ont de nouveau pendus aux armoires et ils ont recommencé depuis le début. Je ne sais pas pendant combien de temps cela a duré, ils continuaient à me ranimer avec de l’eau.

 

 

Le jour suivant, ils m’ont lavé et bandé le visage et le corps. Plus ou moins aux alentours de l’heure du repas de midi, un fonctionnaire de la commune est entré. Il m’a dit que des journalistes allaient venir, qu’il fallait que je confesse trois homicides et quelques vols, et que si je ne le faisais pas, ils recommenceraient à me torturer, passant même aux abus sexuels. J’ai accepté. Les journalistes m’ont interviewé et, quand ils sont parti, les hommes qui m’avaient torturés m’ont fait promettre de ne rien raconter, me menaçant, si je parlais, de m’arrêter à nouveau et de tout recommencer. Ils m’ont également obligé a déclarer que tout ce que j’avais subi était la conséquence d’une tentative d’évasion."

 

 

  « Zaur Zakriev, avocat de Beslan Gadaev, a dit à ses collègues de "Memorial" que dans le territoire de Groznyï, les violences physiques et psychologiques comme celles qu’a subi son client sont à l’ordre du jour. Zakrev continue en affirmant que son client a admis d’avoir participé, en 2004, à des assauts contre les forces spéciales.

 

 

D’après l’avocat, les tortures subies ont eu de profondes conséquences sur la vie de son client. Les médecins de la structure SIZO-1 de Groznyï dans laquelle est actuellement détenu Gadaev (accusé d’ "association criminelle" d’après l’article 329 du Code pénale de la Fédération russe) ont rédigé un rapport qui, sur la base des visites effectuées sur sa personne, fait la liste des signes laissés par des coups, cicatrices, abrasions et brûlures, en plus des dommages permanents infligés aux organes internes.

 Pour toutes ces violations des droits de l’homme, Zaur Zakirev a présenté un recours au procureur général de la République Tchétchène.»

 

 

Anna Politkovskaïa RUn FORUM pouepondre a cet articl
e
Faites connaitre cet article autour de vous! Mobilisons nous !
cordialement;
                                    fredoo117@yahoo.fr 
N'oubliez pas le Grand forum pour échanger 
http://sos-tchetchenie.forumzen.com/

 

 

 
par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 8 avril 2007



   
 







MOSCOU CORRESPONDANCE


Lors d'un entretien accordé à Radio Free Europe, la journaliste russe Anna Politkovskaïa avait annoncé qu'elle préparait un article sur la torture en Tchétchénie. Deux jours plus tard, le 7 octobre, elle était assassinée. Le bihebdomadaire Novaïa Gazeta a publié, jeudi 12 octobre, son dernier article, inachevé, ainsi que des photographies extraites d'une vidéo envoyée à son nom à la rédaction. Le journal demande à la personne qui a transmis cette vidéo à la journaliste de se manifester.

 
L'article est intitulé "On te sacre terroriste ", et décrit comment, selon Anna Politkosvkaïa, "l'opération antiterroriste dans le Caucase du Nord", le nom officiel de la guerre, consiste à arracher par la torture des aveux de jeunes Tchétchènes, et à fabriquer sur cette base des enquêtes criminelles. Le texte commence ainsi : "Devant moi, chaque jour : des dizaines de dossiers. Ce sont les copies des enquêtes criminelles sur des gens emprisonnés pour terrorisme ou suspectés. Pourquoi le mot terrorisme entre guillemets ? Parce qu'une grande majorité de gens ont été sacrés terroristes . Et cette pratique de sacrer terroriste n'a pas seulement supplanté, à l'aube de 2006, toute forme de lutte antiterroriste, elle a elle-même commencé à engendrer bon nombre de personnes qui veulent se venger, donc de potentiels terroristes.
 
Quand le parquet et les juges travaillent non pas à partir de la loi et en condamnant les coupables, mais sur commande politique et en produisant des rapports antiterroristes qui sont agréables au Kremlin, alors les affaires criminelles se fabriquent aussi vite que des petits pains", écrit Anna Politkovskaïa. "La production en série d' aveux de plein gré fournit à merveille de bons chiffres pour la "lutte contre le terrorisme dans le Caucase du Nord." La journaliste s'appuie sur deux témoignages. Le premier est une lettre reçue de mères de jeunes Tchétchènes détenus. Elles y comparent les centres de détention à des "camps d'extermination pour Tchétchènes condamnés". "Sincèrement, j'ai peur de leur haine, parce qu'elle va déborder. Tôt ou tard, commente Anna Politkovskaïa. Et les victimes seront tout un chacun, et pas seulement ceux qui les ont torturés. Le résultat, c'est l'augmentation de ceux qui ne veulent pas se soumettre." Comme dans de nombreux articles, Anna Politkovskaïa produit des éléments concrets. Elle insère ici un long témoignage : celui d'un Tchétchène torturé alors qu'il vient d'être extradé d'Ukraine.
 
"Après mon arrivée d'Ukraine vers Grozny, on m'a convoqué et, tout de suite, on m'a demandé si j'avais tué des gens. J'ai juré que je n'avais tué ou répandu le sang de personne, ni russe ni tchétchène. Ils m'ont répondu : Non, tu as tué. J'ai continué à nier. Ils ont aussitôt commencé à me battre. On m'a donné deux coups de poing près de l'œil droit. Ils m'ont lié les mains et m'ont mis des menottes. Entre les jambes ils ont accroché un tube, pour que je ne puisse pas bouger les mains. Après, ils m'ont suspendu entre deux meubles, à un mètre de hauteur. Ils ont accroché des fils à mes petits doigts. Ils ont branché le courant et, en même temps, me battaient avec des matraques en plastique, partout où ils voulaient.
 
Ne supportant pas la douleur, j'ai commencé à crier, en implorant le Seigneur et en les suppliant d'arrêter. En guise de réponse, pour ne pas entendre mes cris, ils m'ont mis un sac noir sur la tête. Je ne me souviens pas exactement combien de temps cela a duré. Mais j'ai commencé à perdre connaissance à cause de la douleur.
 
Après, ils m'ont décroché du tube et m'ont jeté sur le sol. Ils ont dit : Parle! J'ai répondu que je n'avais rien a leur dire. A cause de ces coups, je suis tombé sur le côté gauche et j'ai presque perdu connaissance, mais je sentais qu'ils me battaient. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, je m'en souviens pas, ils versaient tout le temps de l'eau sur moi.
 
Le lendemain ils m'ont lavé, et badigeonné le visage et le corps de quelque chose. Au même moment un policier habillé en civil est venu vers moi et m'a dit que des journalistes étaient arrivés, et que je devais reconnaître être l'auteur de trois crimes et d'autres actes de banditisme. Ils m'ont menacé : si je n'étais pas d'accord, ils recommenceraient. Et ils m'ont humilié, en m'infligeant des outrages à caractère sexuel.
 
J'ai accepté. Après avoir donné une interview, il m'ont menacé encore des mêmes supplices, me forçant à déclarer que tous les coups que j'avais reçus d'eux, qu'ils m'avaient portés, je les avais reçus lors d'une tentative de fuite."
L'avocat de ce jeune Tchétchène portant le nom de Beslan Gadaev a déclaré à des responsables de l'organisation de défense des droits de l'homme Memorial qu'il avait été détenu dans un commissariat de police d'un quartier de Grozny.
 
Madeleine Vatel
LE MONDE | 12.10.06 | 12h23  
par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 26 mars 2007


 
 



Aujourd'hui,
d
evrions nous avoir peur des mots ? Face à la tragédie tchétchène dont nous sommes aujourd'hui des spectateurs-témoins passifs , il est probablement de notre devoir de pousser des coups de gueule à ce conformisme mou que nous propose nos gouvernants.

Il y a véritablement une NON ASSISTANCE à PEUPLE EN DANGER .
Nous ne pourrons pas dire si un jour M.Poutine finit par etre traduit au TPI de la Haye comme le monstrueux Milosevic des Balkans que "nous ne savions pas". Nous savions.

   LES PEUPLES LIBRES ONT LE DEVOIR DE S'INGERER 
   par   honneteté   intellectuelle dans la defense universelle
   des DROITS DE l'HOMME.

Anna Politkovskaia explique de manière remarquable que le martyre de la nation Tchétchène c'est à nous aussi qu'il est fait chaque fois que des exactions sont commises.
                       

   Résolument engagé dans la défense des droits de l'Homme depuis plus de 20 ans
  citoyen démocrate européen de 48 ans  , il s'insurge contre cette choquante passivité des capitales  
  européennes face au génocide tchétchène qui semble ne pas intéresser grand monde !

                                                   
                                         
De très nombreux reportages diffusés sur Arte montrant des civils(femmes et enfants) attérés, abandonnés devant la brutalité des forces russes pour leur faire avouer que leur frère ou leur mari étaient des terroristes nous ont indigné et choqué.
Ces gens là ,ils étaient comme nous simplement . Dans un huis clos sordide et inacceptable le "rouleau compresseur" russe les a broyé.  Et ces camps de filtration ? Que s'y est il passé ?
Et ces Hommes que l'on arrache aux familles à 2 h du matin en fracassant la porte ?

Ces morceaux d'humains qu'on retrouve déchiquetté le surlendemain au bord des routes ?
Ces suspects qu'on découpe ? ces cris,ces douleurs ? ces appels au secours ?

 La Russie -membre du conseil européen - n'hésite pas devant les caméras du monde entier et meme du sommet du G8 a résumer la question tchétchène a deux ignobles mots : terrorisme international.

La lacheté de nos dirigeants,le silence,l'hypocrisie politique pour maintenir des contrats commerciaux
avec la Russie conduit a un SILENCE ASSOURDISSANT;
Pendant ce temps, les populations civiles de cette petite République indépendantiste bouc émissaire ideal du Kremlin subit la barbarie indicible des sbires de Poutine.

Vous aussi osez vous exprimer .
Un forum spécialement dédié aux droits de l'Homme en Tchétchénie fédérateur de toutes nos opinions vient d'etre ouvert !

Dans un souci d'objectivité ,beacoup d'articles ,de dossiers , d'infos ont été repiquées pour synthétiser une information aussi précise et détaillée que possible.Si certains se sentent lésés par des infos leur appartenant , merci de me contacter. 

Cordialement
Theo  

contact :   fredoo117@yahoo.fr    
  
N'oubliez pas le Forum  http://sos-tchetchenie.forumzen.com/  et faites le connaitre !

 

 

par Theophile publié dans : sos-tchetchenie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus